DSP2, open banking... quels changements pour la finance ?

17 septembre 2019Actualités3 min de lecture

DSP2, open banking... quels changements pour la finance ?

« Open banking », « DSP2 », des termes un peu complexes qui peuvent en laisser dubitatifs plus d’un. Pourtant, il s’agit d’une révolution pour la finance et cela concerne aussi bien les acteurs de ce marché, que ses consommateurs (vous 😉). Moneway, directement touché par ces dernières, a donc décidé de les décrypter pour vous !

Moneway décrypte pour vous !

La DSP2

Comme le rappelle cet article, l’union européenne a adopté ces dernières années deux directives concernant les services de paiement.

La DSP1, en novembre 2007, dont les objectifs principaux étaient d’harmoniser le cadre juridique des services de paiement, en permettant à de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché de la finance (notamment en laissant d’autres organismes que les banques traditionnelles fournir certains moyens de paiement tels que des cartes, des virements, ou encore des prélèvements, eux-mêmes liés à un compte de paiement) et de mettre en place l’espace SEPA, qui offre la possibilité aux consommateurs, aux entreprises, aux commerçants, et aux administrations, d’effectuer des paiements dans les mêmes conditions aussi bien dans leur pays que partout dans l’espace européen. ✌️

La DSP2, adoptée en novembre 2015 et entrée en vigueur en janvier 2018, vise quant à elle une protection renforcée des consommateurs :

1. Une interdiction de la surfacturation

Désormais, les commerçants n’ont plus le droit de surfacturer les paiements par carte, et ce dans toute l’union européenne. Si cette pratique est interdite en France depuis plusieurs années, ce n’était pas le cas dans tous les pays de l’U.E.

2. Une franchise abaissée

Pour les victimes de paiements frauduleux, la franchise, qui était de 150 €, est descendue à 50 €. Les banques se doivent aussi de rembourser plus vite les fonds débités frauduleusement, de même qu’un remboursement inconditionnel est prévu pour les prélèvements en euros, sauf si le bien ou le service payé a été consommé, ou si les pertes sont dues à une négligence de la part de l’utilisateur.

3. Une authentification forte

Il s’agit d’une procédure permettant de vérifier l’identité d’une personne ou d’une machine avec pour but de l’autoriser à accéder à certaines ressources sécurisées (telle que le 3D-Secure, un système de sécurisation des paiements en ligne). 🔐

Concrètement, cette authentification nécessite l’utilisation d’au moins deux de ces facteurs : « quelque chose que vous savez » (code PIN ou mot de passe), « quelque chose qui vous caractérise » (empreinte digitale ou reconnaissance faciale), ou « quelque chose que vous possédez » (par exemple, une clef USB). L’objectif étant de réduire la fraude dans l’e-commerce.

Si la DSP2 met à l’honneur la protection du consommateur, il n’est pourtant pas le seul à profiter de cette directive. En effet, elle permet aussi l’ouverture du marché des paiements, jusque là occupé par les banques traditionnelles, aux nouveaux prestataires de service de paiement (ou PSP pour les intimes), tels que… 🥁… Moneway, et cela par le biais de « l’open banking ».

L’open Banking

L’open banking, ou « système bancaire ouvert » en français, qui va de paire avec la DSP2 (puisqu’il en découle), est une mesure obligatoire pour les banques depuis janvier 2018. Ces dernières doivent désormais partager leurs données, via des APIs sécurisées, avec des tiers et devenir fournisseuses de services et d’interfaces à d’autres plateformes. Cette directive va ainsi améliorer la digitalisation de l’expérience client déjà amorcée depuis quelques années.

Cela signifie que d’autres organismes que des banques, par exemple, des Fintechs, pourront vous fournir des conseils personnalisés pour un prêt, un produit ou un service, à partir de vos données bancaires (néanmoins, à condition d’avoir les accréditations et statut nécessaires).

Bien entendu, ces échanges de données doivent être autorisés par le client et respectés le RGPD, un ensemble de règles s’appliquant à tous les résidents d’Europe, et défendant le droit à la protection des données des citoyens. 💪

Quels changements pour la finance ?

Comme l’indique cet article de Medium, l’open banking est une petite révolution dans le secteur financier ! Non seulement parce que les enjeux économiques de l’open banking sont considérables (selon le cabinet PWC, ce marché devrait atteindre les 7,2 milliards de dollars d’ici 2022), mais aussi parce qu’il permet une meilleure insertion des nouveaux acteurs financiers, tels que les néo-banques (comme Moneway 😉).

En effet, comme le souligne cet article de La Tribune, l’objectif de la DSP2 (et de l’open banking), est de favoriser l’innovation, la concurence et l’efficience, du marché de la finance, de manière à moderniser ce dernier.

Le Journal du net le précise ici, cela signifie plus de choix pour les utilisateurs qui verront apparaître des services moins chers, instantanés et personnalisés, proposant un parcours client simplifié et une expérience plus forte.

Avec la DSP2, et l’open banking qui en résulte, les banques vont donc se retrouver face à de nouveaux concurrents de taille : les Fintechs, et plus particulièrement, les néo-banques. Entre idées novatrices et rupture avec les codes des systèmes bancaires français, c’est tout le monde financier qui se redéfinit.

À votre avis, qu’est-ce que les institutions bancaires traditionnelles vont-elles mettre en place pour innover autant que ces nouveaux acteurs ? Sont-elles vouées à créer des partenariats ? C’est à vous de nous le dire !

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Alizée Adam

Alizée Adam

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